« Je suis de garde », prévient Jeffrey Atkinson, M.D., neurochirurgien pédiatrique à l’Hôpital de Montréal pour enfants, directeur du programme de résidence en neurochirurgie du même hôpital et professeur adjoint au Département de neurologie et neurochirurgie de l’Université McGill. « C’est une grosse journée », ajoute-t-il.   

« Nous avons reçu un patient très malade d’un autre hôpital hier soir, ce qui a exigé plusieurs appels téléphoniques à partir de 22 h 30, et le traitement s’est poursuivi toute la nuit. Ensuite, un autre patient est arrivé vers 5 h 30 ce matin – plutôt mal en point aussi. J’ai également vu un autre patient et j’ai discuté avec mes collègues du traitement chirurgical de son épilepsie », relate le Dr Atkinson, pour n’énumérer que quelques-unes de ses tâches de la journée. Ajoutez à cela une clinique externe, des suivis en neurochirurgie pédiatrique et quelques réunions à teneur administrative et vous avez une idée de ce qu’il considère comme une journée typique. 

Évidemment, la prochaine question qu’on se pose pourrait être : Comment un jeune homme originaire d’une petite ville ontarienne en vient-il à vouloir devenir neurochirurgien pédiatrique et à déménager plus tard dans la grande ville de Montréal? Le Dr Atkinson, qui est né et a grandi à St. Thomas, tout près de London, a étudié la médecine à l’Université de Toronto et effectué sa résidence en neurochirurgie à McGill. Il a ensuite été formé en neurochirurgie pédiatrique au Primary Children’s Hospital de Salt Lake City, affilié à la University of Utah, pour revenir à Montréal afin de commencer à y travailler en 2003. 

Cependant, son intérêt pour la neurochirurgie a probablement pris naissance des années auparavant. Dans la région de London où il a grandi, et même au-delà, le nom de Charles Drake était bien connu. Le Dr Drake était principalement renommé pour son travail sur le traitement des anévrismes, en plus d’être directeur du Département de chirurgie à l’Université Western Ontario. Au fil des années, son travail lui a valu le titre d’Officier de l’Ordre du Canada et l’intronisation au Temple de la renommée médicale canadienne. « Pendant ma jeunesse, c’était un neurochirurgien très célèbre, alors toute ma vie, j’ai beaucoup entendu parler de neurochirurgie », raconte le Dr Atkinson. 

À McGill, quelqu’un attendait patiemment le retour du Dr Atkinson : Jean-Pierre Farmer, MDCM, alors directeur administratif du programme de résidence et maintenant chef de la neurochirurgie pédiatrique au Centre universitaire de santé McGill et chirurgien en chef sortant à l’Hôpital de Montréal pour enfants. À l’époque, le Dr Farmer était en train de former une équipe de talents en chirurgie pédiatrique. Cette équipe comprend aujourd’hui le Dr Atkinson et Roy Dudley, M.D., Ph. D., spécialiste en chirurgie de l’épilepsie, en neurochirurgie à effraction minimale et en neuroendoscopie.   

« Il a joué un grand rôle dans ma formation et mon apprentissage en pédiatrie pendant ma résidence à cet hôpital. C’est assurément grâce à lui si je me suis intéressé à la neurochirurgie et que je suis encore ici. Il a fait beaucoup d’efforts pour que j’obtienne un fellowship aux États-Unis, que je reçoive une bonne formation et que je revienne avec des compétences qui étaient recherchées. Il a beaucoup travaillé avec moi pour que cela se concrétise », affirme le Dr Atkinson. 

Le Dr Atkinson était bilingue à son arrivée à Montréal, puisqu’il avait appris le français dans le programme d’immersion française de son école. « Je crois qu’il me restait encore du chemin à faire pour apprendre à bien utiliser le français, mais je n’ai pas eu trop de difficultés puisque j’avais une certaine base. Je suis heureux de travailler dans une ville bilingue et multiculturelle. Il fait très bon vivre ici et les gens ont une vision très sociale des choses, ils sont très tolérants en général. » 

Le Dr Atkinson encourage tous ceux et celles qui envisagent d’étudier et de travailler à Montréal à le faire. « Je serais très en faveur d’une telle décision. Cependant, les obstacles financiers que l’on met en place à l’heure actuelle pourraient peser lourd dans la décision de quelqu’un. »