Chers membres de la communauté mcgilloise,

En mai, les magnifiques campus de McGill s’enveloppent d’une atmosphère particulière et changent de rythme. Des activités se transportent à l’extérieur, les pelouses se remplissent de promeneurs et d’enfants, et c’est avec plaisir que nous prenons le temps de nous asseoir sur un banc pour échanger entre collègues.

Ces images évoquent ce qui nous manque depuis plusieurs semaines : la chaleur humaine.

Nous interagissons de plus en plus habilement dans le monde virtuel, mais nous constatons aussi les limites de ce mode de communication. Au sortir de cette crise, peut-être aurons-nous acquis une meilleure compréhension de l’importance des rapports humains sous toutes leurs formes.

En cette période de distanciation physique et de confinement, des artistes de toutes les époques nous réconfortent avec leurs œuvres créatives et généreuses, dont certaines ont aujourd’hui une résonance nouvelle. La relecture de La peste, d’Albert Camus, fut pour moi une expérience complètement différente de la première lecture, et une phrase a particulièrement trouvé écho en moi : « Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser ».

Je profite de l’occasion pour exprimer mon admiration, et ma gratitude, aux artistes qui nous gardent connectés à notre humanité.

Depuis mon retour à mon alma mater, il y a sept ans, l’École de musique Schulich de McGill est pour moi une immense source de joie et de fierté. Les concerts et les cours auxquels j’assistais chaque semaine me manquent. Alors que mes messages hebdomadaires tirent à leur fin, j’aimerais vous inviter à visionner cette magnifique vidéo de l’Orchestre symphonique de McGill, qui interprète la Symphonie no 6, dite Pastorale, de Beethoven.

Gardons le contact.

Cordialement,

Suzanne Fortier

Principale et vice-chancelière

Professeure McCall MacBain

 

 

6 mai 2020