Le projet de Gary Armstrong utilisera des modèles uniques de SLA

La Société canadienne de la SLA a annoncé dans le cadre de son programme de recherche 2018 un investissement d’un million de dollars dans huit nouveaux projets de recherche, dont celui de Gary Armstrong, du Neuro. Son projet, qui a reçu une subvention de 125 000 $, utilisera des modèles uniques de SLA chez les poissons pour comprendre la signalisation du système nerveux en présence de la SLA.

Les huit nouveaux projets de recherche financés comprennent de nombreuses études faisant appel à des techniques de pointe jamais appliquées à la SLA, un examen plus approfondi des protéines récemment découvertes pouvant être essentielles pour comprendre le fonctionnement de la SLA dans le corps, l’utilisation de modèles spécialisés de SLA pour mieux comprendre les causes de la maladie, un nouvel élan dans le ciblage de nouveaux mécanismes immunitaires et inflammatoires anormaux pouvant aider à traiter la SLA ainsi que l’élaboration d’un protocole canadien unique permettant de mesurer la valeur des traitements en ce qui concerne la qualité de vie parallèlement à l’évaluation médicale dans le cadre d’essais cliniques.

« Je tiens à remercier chaleureusement la Société canadienne de la SLA et ses donateurs de leur appui. Les modèles animaux de la SLA offrent aux chercheurs la possibilité exceptionnelle d’étudier les anomalies cellulaires qui surviennent au début du processus morbide, dit Armstong. De tels travaux de recherche sont d’une importance cruciale, car ces anomalies jouent vraisemblablement un rôle important dans la SLA, et une meilleure compréhension des mécanismes qui les sous-tendent nous permettra d’accélérer la mise au point de traitements novateurs. »

«En tant que personne vivant avec la SLA, lorsque je constate la passion et le dévouement de la communauté de recherche canadienne sur la SLA, j’ai bon espoir que nous trouverons bientôt les réponses nécessaires pour changer la vie des personnes atteintes de cette maladie», a déclaré Denis Blais, qui a été diagnostiqué avec la SLA en 2015 et qui a eu l’occasion, l’année dernière, d’observer le processus d’évaluation par les pairs. «Bien que d’importants progrès aient été réalisés ces dernières années, il reste encore beaucoup de travail à faire et nous devons continuer à investir dans la recherche sur la SLA afin de nous rapprocher d’un avenir sans la présence de la maladie.»

Environ 3 000 Canadiens vivent avec la SLA, une maladie mortelle qui paralyse graduellement les gens parce que le cerveau n’est plus en mesure de communiquer avec les muscles du corps que nous pouvons normalement bouger à notre guise. Chaque année, environ 1000Canadiens meurent de la SLA et un nombre similaire de Canadiens en reçoivent le diagnostic. En l’absence de cure et avec peu d’options de traitement disponibles ayant un impact significatif sur la progression de la maladie, la plupart des personnes atteintes de la SLA décèdent dans les deux à cinq ans suivant le diagnostic.

Source: La Société canadienne de la SLA

 

Le 23 novembre 2018