Une équipe de recherche de l’Université McGill a mis en évidence une fonction cérébrale qui aide à comprendre pourquoi le stress vécu pendant l’enfance accroît le risque de troubles métaboliques chez certaines femmes.

Dans une nouvelle étude, on a constaté que des variations dans le réseau de récepteurs de l’insuline du cerveau influençaient la réaction des femmes à l’adversité vécue durant l’enfance. Cet effet est moins marqué chez les hommes, ce qui donne à penser qu’un processus lié au sexe pourrait intervenir.

D’après les résultats, publiés dans Communications Biology (Nature Portfolio), le réseau des récepteurs de l’insuline du cerveau constituerait une piste prometteuse pour la détection précoce et la prévention du syndrome métabolique, facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires présent chez environ un adulte sur cinq au Canada.

« Nous savons que les femmes qui ont vécu de l’adversité pendant l’enfance sont plus exposées aux maladies métaboliques, et cette étude apporte des éléments permettant de repérer les femmes plus vulnérables », explique la Dre Patricia Pelufo Silveira, autrice en chef de l’étude, professeure de psychiatrie à l’Université McGill et chercheuse au Centre de recherche Douglas.

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