« La trajectoire professionnelle de Shirin Abbasinejad Enger, Ph. D., est une preuve de résilience et d’excellence, dit Eduardo Franco, Ph. D., épidémiologiste du cancer à l’Université McGill, qui a présenté la candidature de la chercheuse pour le prix d’excellence en matière d’inclusion 2025. Première femme à diriger l’unité et le programme de cycle supérieur de physique médicale de l’Université McGill, elle a brisé des plafonds de verre et a créé des voies à suivre pour d’autres. »
L’histoire de Shirin Abbasinejad Enger, qui est professeure titulaire au Département d’oncologie Gerald Bronfman et qui détient la Chaire de recherche du Canada en physique médicale, est celle d’une femme qui a surmonté les obstacles, de ses premiers jours en tant que réfugiée kurde jusqu’à ce qu’elle devienne une sommité mondiale en physique médicale et une championne de la représentation inclusive en recherche sur le cancer.
Alors qu’elle était encore étudiante, elle a réalisé que ses cours magistraux et ses manuels contenaient peu d’histoires de femmes en science. « Cette absence ne l’a pas rendue amère; elle l’a galvanisée, dit Yujing Zou, doctorante actuellement supervisée par Shirin Abbasinejad Enger. Plutôt que d’accepter un système où elle était invisible, elle a consacré sa carrière à la création d’un système où les autres seraient vus. »
En ce moment, Shirin Abbasinejad Enger assure un mentorat à plus de 30 stagiaires de tous niveaux allant du premier cycle au postdoctorat. Son labo accueille des personnes issues de groupes depuis toujours sous-représentés en physique, en génie et en informatique. Les étudiants sont non seulement les premiers auteurs nommés dans les articles, mais assistent aussi à des conférences et acquièrent une autonomie et des compétences de leadership qui les préparent à des carrières fructueuses en science.
Shirin Abbasinejad Enger a toutefois un impact qui va au-delà des étudiants et des stagiaires dans son labo. Elle est fermement résolue à élargir l’accès à l’éducation et à la formation en intelligence artificielle (IA), en imagerie médicale et en santé. Par l’entremise de son labo, elle a soutenu McMedHacks, un programme d’été international gratuit qui initie des étudiants, des chercheurs et des cliniciens à l’analyse d’images médicales et à l’apprentissage profond. Elle a aussi aidé à soutenir le lancement de SPARK (Sprint AI Training for African Medical Imaging Knowledge Translation [formation intensive en IA pour le transfert de connaissances sur l’imagerie médicale en Afrique]), une initiative pilotée par la chercheuse Udunna Anazodo, Ph. D. Avec ses étudiants de cycle supérieur et ses chercheurs postdoctoraux, Shirin Abbasinejad Enger a contribué à ce programme de formation des formateurs, lequel vise à donner à des directeurs de recherche en Afrique des moyens d’enseigner l’IA et d’en faire avancer l’utilisation pour l’imagerie médicale et des applications liées au cancer.
L’engagement de Shirin Abbasinejad Enger en matière d’accessibilité se reflète aussi dans ses propres recherches en physique médicale, où son équipe élabore des outils et technologies avancés qui peuvent être partagés, adaptés et bonifiés par le milieu de la recherche en général.
« Shirin Abbasinejad Enger est une scientifique extraordinaire qui défend sans relâche l’équité, la diversité et l’inclusion en recherche sur le cancer, ajoute Eduardo Franco. Son leadership, son mentorat et son engagement inébranlable à multiplier les possibilités pour les femmes et les groupes sous-représentés en science illustrent l’essence même de ce prix prestigieux. »
