La tuberculose demeure la principale cause de mortalité dans le monde due à un seul agent infectieux. Une nouvelle étude, récemment publiée dans le journal The Lancet Global Health et soutenue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), montre qu’un élargissement du dépistage et du traitement préventif de la tuberculose pourrait réduire considérablement son incidence et générer d’importants bénéfices économiques.

Menée au Brésil, en Géorgie, au Kenya et en Afrique du Sud, cette étude modélise les investissements nécessaires à la mise en œuvre de stratégies de dépistage et de prévention de la tuberculose auprès de populations clés — les personnes vivant avec le VIH, les contacts familiaux de patients et d’autres groupes à haut risque propres à chaque pays — ainsi que les bénéfices attendus de ces interventions. Les résultats mettent en évidence à la fois l’impact sur la santé publique et la rentabilité économique d’un élargissement de l’accès aux mesures existantes, qui échappent encore trop souvent aux populations les plus vulnérables.

Selon les estimations de l’OMS, 10,8 millions de personnes ont développé la tuberculose en 2023 et 1,25 million en sont mortes, dont 161 000 vivant avec le VIH. Pourtant, chaque année, près de 2,6 millions de personnes atteintes de tuberculose (24 %) ne sont pas diagnostiquées et n’ont donc pas accès à un traitement qui pourrait leur sauver la vie.

« Notre étude montre qu’il est possible d’empêcher des millions de personnes de développer la tuberculose ou d’en mourir, tout en générant d’importants bénéfices pour la société, en mettant en œuvre des interventions déjà disponibles », explique Jonathon Campbell, Ph. D., auteur principal de l’étude et chercheur au Programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (L’Institut).

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