Dans cette série d’entrevues à l’occasion de la collation des grades du printemps 2026, nous avons demandé à des diplômées et diplômés de nos six écoles de revenir sur leur expérience étudiante à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université McGill. Voici notre entretien avec Cariane Thibeault-Driad, de l’École de médecine (Campus Outaouais), qui a reçu son diplôme MDCM le 26 mai lors de la cérémonie de collation des grades du printemps. Félicitations Cariane!
Nom : Cariane Thibeault-Driad
Diplôme : Doctorem Medicinae et Chirurgiae Magistrum (M.D., C.M.)
Lieu de naissance : Montréal, Canada
Pourquoi avez-vous choisi d’étudier en médecine?
J’étais une grande fan de The Walking Dead à 16 ans, et je me suis toujours dit que, si on vivait une apocalypse zombie, je devrais être médecin. Alors, je suis entrée en médecine.
Qu’avez-vous le plus aimé de vos études à McGill et à la Faculté de médecine et des sciences de la santé?
Les possibilités et les implications que cela offre en recherche et en extracurricularité. La faculté m’a réellement donné l’occasion de m’épanouir dans des activités autres que la médecine.
Si vous pouviez apporter un seul changement positif dans le monde, que changeriez-vous?
Je rendrais les gens plus travaillants et je ferais en sorte que tout le monde se soucie davantage des autres et essaie de toujours donner le meilleur d’eux-mêmes.
Parlez-nous d’un moment de fierté ou d’un défi particulier que vous avez vécu durant vos études.
J’ai vécu des moments difficiles en médecine, fait des erreurs et appris. Je pense justement que ce qui m’a rendue le plus fière, c’est de voir comment mes amis étaient à mes côtés quand je n’allais pas bien. Mon père m’a toujours dit : « dis-moi avec qui tu es, je te dirai qui tu es ». Honnêtement, juste l’idée d’être un semblant de ce que mes amis sont me donne la plus grande fierté du monde.
Quel est votre lieu de prédilection près du campus?
Café Aladdin sur le boulevard de la Gappe, the place to be.
Est-ce qu’une citation est emblématique de vos études à McGill?
« It is better to be a human being dissatisfied than a satisfied pig » — John Stuart Mill.
J’aime cette citation parce qu’elle remet en perspective les décisions que je prends. Des fois, j’aimerais prendre le chemin facile, répondre à l’envie immédiate d’aller voir mes amies, regarder une série ou simplement scroller sur TikTok. Mais après, je me dis qu’au bout du compte, c’est correct de ne pas répondre immédiatement à ces envies, parce que ça me permet d’atteindre une gratification encore plus grande.
Souhaitez-vous transmettre des salutations ou des remerciements à quelqu’un?
Dre Sophie Hyland, omnipraticienne, Dre Nayla Gosselin Papadopoulos, chirurgienne orthopédique, ainsi que Dr Stephan Hanley, chirurgien vasculaire. Ce sont trois médecins qui représentent, pour moi, la crème de la crème autant comme soignants que comme pédagogues et êtres humains. Ce sont des personnes qui n’ont pas peur de travailler et qui se soucient réellement de leurs patients. Ils sont prêts à donner les deux minutes de plus qui rendent une pratique plus humaine. Ma pratique, comme résidente puis comme chirurgienne, sera certainement teintée de tout ce qu’ils m’ont appris.
Quel conseil donnez-vous aux étudiantes et étudiants qui débutent dans votre programme?
Lisez Soigner, aimer de Dre Yousri, et traitez les patients comme vous aimeriez être traités.
Quels projets vous attendent ?
Je rejoins le programme d’orthopédie Édouard-Samson de l’Université de Montréal pour devenir la meilleure chirurgienne que je suis capable d’être. C’est stressant, mais j’ai hâte.
