Lauréate récente du prix Impact en enseignement, cette plateforme de formation en santé mondiale, en maladies infectieuses et en équité en santé est aujourd’hui renommée partout dans le monde  

Lancés en 2015, les Instituts d’été en santé mondiale de l’Université McGill comptaient à leurs débuts cinq cours intensifs offerts en présentiel.  

Depuis, cette initiative est devenue une plateforme de formation de renommée internationale qui contribue à l’avancement des connaissances et à la collaboration en santé mondiale, en maladies infectieuses et en équité en santé. Au cours des 11 dernières années, les Instituts ont accueilli plus de 8 280 apprenants et apprenantes provenant des quatre coins du monde.  

Organisés par le Département de santé mondiale et de santé publique de l’École de santé des populations et de santé mondiale, les Instituts favorisent le renforcement des capacités et le réseautage entre les décideurs, les chercheuses et chercheurs universitaires ainsi que le secteur privé. Une attention particulière est accordée à la participation de professionnelles et professionnels, de figures de proue du milieu, de patientes et patients ainsi que de militantes et militants provenant de pays à revenu faible ou intermédiaire et de milieux à faibles ressources.  

Cette année a été marquée par de nouveaux succès. En mai, les Instituts ont reçu un prix Impact en enseignement décerné par la vice-doyenne exécutive à l’éducation et à l’engagement communautaire. Ils ont également offert 17 cours en mode hybride ou en ligne en mai et en juin, soit leur offre la plus étoffée à ce jour.  

Le Dr Madhukar Pai, Ph. D., directeur du Département de santé mondiale et de santé publique, a été le premier responsable académique et le principal artisan du programme. Évoquant les débuts des Instituts, il explique : « Je savais que nous offrions une formation de grande qualité aux étudiantes et étudiants de l’Université McGill. Mais qu’en était-il des apprenants, particulièrement des professionnels en exercice, des pays à revenu faible ou intermédiaire? Eux aussi ont le droit d’avoir accès à une formation abordable et de qualité. » 

« C’est alors que j’ai eu l’idée d’ouvrir les portes de notre université à des personnes du monde entier, en proposant des cours d’été non crédités et de courte durée. » 

Faculty and attendees at the Advanced TB Diagnostics course, hosted as part of the 2019 McGill Summer Institutes in Global Health. / Membres du corps professoral et participantes et participants au cours Advanced TB Diagnostics, offert dans le cadre des Instituts d’été en santé mondiale de l’Université McGill de 2019.

À leurs débuts, les Instituts offraient des cours en présentiel sur le campus de l’Université McGill. Ces cours ont toutefois dû être reportés en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19. Si la pandémie a posé son lot de difficultés, elle a aussi marqué un tournant décisif pour cette initiative. Après le passage à une offre entièrement en ligne en 2021, les Instituts ont élargi leur rayonnement et attiré 1 516 participantes et participants, dont 57 % provenaient de pays à revenu faible ou intermédiaire. Depuis 2022, les Instituts offrent à la fois des cours entièrement en ligne et des cours hybrides. En 2025, la proportion de participantes et participants provenant de pays à revenu faible ou intermédiaire est passée à 70 %.   

« Je suis très heureux de constater que, chaque année, environ la moitié des participants proviennent de pays à revenu faible ou intermédiaire et que nous aidons bon nombre d’entre eux en leur accordant des bourses et des exemptions des droits d’inscription, souligne le Dr Pai. C’est l’importance que nous accordons à l’équité qui distingue nos instituts d’été de ceux d’autres universités. » 

Dans une lettre d’appui, Robert Platt, Ph. D., directeur de l’École de santé des populations et de santé mondiale, écrit : « Les Instituts d’été sont devenus une initiative de formation phare de notre école, qui réunit dans une plateforme cohérente et durable une approche interdisciplinaire, un rayonnement international et une gestion responsable des ressources. » 

« Leur contribution à la mission d’enseignement de la Faculté est à la fois tangible et durable. D’autres unités de l’Université cherchent maintenant à s’inspirer du modèle des Instituts d’été, preuve de leur caractère novateur et de leur succès. » 

Jonathon Campbell, Ph. D., professeur adjoint au Département de santé mondiale et de santé publique, a pris la direction des Instituts cette année. Il entend conserver leur bel élan tout en développant durablement l’offre de cours hybrides. 

« Rien ne remplace l’expérience de se retrouver dans une salle avec une quinzaine ou une vingtaine de personnes. Les conversations, les rencontres impromptues pendant les pauses, les rencontres, les points de vue et les expériences de vie que l’on découvre : voilà ce qu’un cours en ligne ne peut offrir », dit-il.  

Le professeur Campbell fait toutefois état d’un problème de plus en plus préoccupant : malgré un vif intérêt pour les activités en présentiel chez les participantes et participants provenant de l’étranger, bon nombre d’entre eux ne peuvent y assister parce que leur demande de visa est refusée ou traitée avec du retard. Parmi les pistes envisagées figure l’organisation d’activités en présentiel à l’extérieur du Canada.  

« Il est très difficile d’offrir ces cours dans un contexte où des obstacles structurels privent de nombreuses personnes de la possibilité d’y participer, explique-t-il. C’est pourquoi je crois qu’il est important, par souci d’équité, d’explorer des moyens d’offrir des cours en présentiel à l’extérieur du Canada. » 

Le succès des Instituts d’été est le résultat d’un vaste effort de collaboration auquel contribuent une équipe exceptionnelle, des participantes et participants motivés, un corps professoral dévoué ainsi que de généreux partenaires résolus à œuvrer pour la santé mondiale. 

Toutes nos félicitations au Dr Pai, au professeur Campbell et à Guadalupe Cruz Orozco, agente de projet et gestionnaire des Instituts d’été au Département de santé mondiale et de santé publique! 

 

Le présent article fait partie d’une série de portraits consacrés aux cinq projets lauréats d’un prix Impact en enseignement. Le premier article de la série est consacré à un projet de formation clinique destiné aux infirmières praticiennes spécialisées et infirmiers praticiens spécialisés.  

Pour en savoir plus sur le prix Impact en enseignement, consultez le site Web du Vice-décanat à l’éducation et à l’engagement communautaire.