De nouveaux travaux de recherche, réalisés à L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (L’Institut) sous la direction de Sarah Danchuk, Ph. D., et de Marcel Behr, M.D., M. Sc. révèlent que, pour la première fois, des souches animales de la bactérie causant la tuberculose (TB) sont nettement plus virulentes que leurs homologues d’origine humaine. Publiés dans la revue PNAS, les résultats de cette étude contredisent une hypothèse de longue date, selon laquelle les bactéries du complexe Mycobacterium tuberculosis provoquent des infections comparables, quel que soit l’hôte. Ces données redéfinissent notre compréhension de l’évolution et de la pathogenèse de la tuberculose.
« Malgré le fait qu’elles ont en commun plus de 99,9 % de leur code génétique, les bactéries appartenant au complexe Mycobacterium tuberculosis ne se comportent pas toutes de la même manière lors d’une infection, a déclaré le Dr Behr, auteur principal de l’étude et scientifique senior au sein du Programme en maladies infectieuses et immunité en santé mondiale à L’Institut. Nos conclusions démontrent que les souches adaptées aux animaux peuvent causer une maladie beaucoup plus grave que ne le fait la souche d’origine humaine, ce qui souligne la nécessité d’adopter l’approche « Une seule santé » et d’étudier à la fois le pathogène et son hôte. »
