C’est avec grand plaisir que nous annonçons que le lauréat du prix Louis & Artur Lucian 2026 pour la recherche sur les maladies circulatoires est le Dr Thomas Michel.
Le Dr Michel est un cardiologue en exercice et un pédagogue engagé qui a occupé le poste de premier doyen chargé de l’enseignement à la Harvard Medical School (HMS), où ses programmes pédagogiques novateurs ont contribué à transformer la formation des étudiants en médecine et des doctorants de la HMS. Le Dr Thomas est l’un des responsables du programme MD-PhD de Harvard-MIT. Il a introduit l’enseignement des implications sociétales et des contextes sociaux des découvertes biochimiques dans les cours de troisième cycle de l’ensemble de l’université de Harvard. Il a reçu de nombreuses distinctions pour son enseignement et son encadrement, notamment le prix Braunwald d’enseignement en cardiologie clinique, le prix Baughman d’encadrement des enseignants et le prix Jackson d’excellence en enseignement au chevet des patients. Il a remporté à deux reprises le prix Shackleford d’enseignement en troisième cycle, décerné par les étudiants de troisième cycle de la Faculté de médecine de Harvard à l’enseignant le plus remarquable dans le domaine des sciences biologiques et biomédicales. Il incarne parfaitement cette figure rare de la médecine universitaire, dotée d’une « triple compétence » : clinicien, enseignant et chercheur d’exception.
Il a mené des études pionnières utilisant des approches biochimiques et de biologie cellulaire pour comprendre les voies de transduction du signal dans le système cardiovasculaire, et bénéficie d’un financement continu des NIH depuis plus de deux décennies. Son groupe s’est concentré sur la synthase endothéliale de l’oxyde nitrique (eNOS), une enzyme de signalisation impliquée dans le contrôle du tonus vasculaire et de l’agrégation plaquettaire. Il a rendu compte du clonage moléculaire et de la caractérisation de l’eNOS et a découvert que celle-ci subissait un schéma complexe de régulation post-traductionnelle impliquant un ciblage vers les cavéoles de la membrane plasmique. Son groupe a mis en évidence les rôles du peroxyde d’hydrogène dans la signalisation intracellulaire vers l’eNOS via une phosphorylation modulée par les oxydants et des voies physiologiques, tant dans les cardiomyocytes que dans les cellules endothéliales vasculaires. Ses travaux pourraient permettre d’identifier de nouvelles voies de contrôle neurovasculaire du remodelage cardiaque, ainsi que les effets du stress oxydatif in utero sur l’insuffisance cardiaque néonatale, les effets du stress oxydatif endothélial sur l’hypertension et la formation d’anévrismes aortiques, et enfin les effets du stress oxydatif neurovasculaire sur la barrière hémato-encéphalique. Ses travaux ont un impact considérable. Nous attendons avec impatience sa visite en mai 2027!
